Pathologies - Association P.A.CH.A

Longévité

Le Berger d'Anatolie, malgré le fait que se soit un grand chien a une espérance de vie très honorable.

 

Toutefois, il faut distinguer le Berger d'Anatolie qui travaille à la protection de son troupeau de celui qui vit à la maison, chien de compagnie et de protection de la famille.

Le Berger d'Anatolie qui, depuis son plus jeune âge travaille en continu, qui ne dort presque pas vieilli prématurément.

Ce chien est alors "usé" aux alentours de 10 ans, 12 ans maximum. Ce chien là fini souvent victime d'une bagarre contre des loups ou d'autres chiens.
 

Le Berger d'Anatolie qui vit en famille, se repose correctement, avec une alimentation adaptée, peut vivre fréquemment jusqu'à 14 ou 15 ans, sans problème de santé majeur. 

 

Il est fort probable que cette longévité exceptionnelle pour un chien de cette taille est liée à sa sélection naturelle depuis tant de siècles.

 

La dysplasie du coude

·         La dysplasie du coude peut provoquer des boiteries chez les jeunes chiens de grande race, elle est souvent bilatérale.

 

Ce type de dysplasie regroupe 4 affections différentes :

·         Ostéochondrite dissécante (OCD)
        Un fragment  cartilagineux se détache partiellement ou complètement de la surface articulaire du condyle huméral médial. Une inflammation articulaire et une douleur apparaissent. 

·         Fragmentation du processus coronoïde médial
        Un petit fragment osseux situé à la face interne de l’articulation se détache de l’ulna (cubitus). Ce fragment irrite la surface articulaire et érode le cartilage de l’humérus adjacent. 

·         Non-union du processus anconé
       Un fragment osseux situé à l’arrière du coude ne s’est pas fusionné avec l’ulna durant la croissance, alors qu'il doit en principe  fusionner avec l’ulna vers l’âge de 16 semaines.
Le Berger d'Anatolie n'est en principe pas touché par ce genre de pathologie, mais elle peut parfois arriver.
 

·         Incongruence du coude
       La conformation de l’articulation est imparfaite, et le cartilage articulaire s’use trop vite.
Les surfaces articulaires ne s’emboitent pas correctement et il en résulte de l’arthrose

 

·         Des clichés radiographiques du coude permettent de réaliser le diagnostic de non-union du processus anconé et parfois de l’OCD et de la fragmentation du processus coronoïde

·         Lors de fragmentation du processus coronoïde et de l’OCD, le fragment est ôté. En cas de non-union du processus anconé, il est soit enlevé, soit refixé par une vis. En cas d’incongruence, une section osseuse permet de la corriger
   
·         La boiterie est franche en post-opératoire, s’amenuise ensuite pour disparaître vers 3 semaines à 1 mois après.
La récupération reste cependant variable d’un chien à l’autre
·         Pendant les 6 semaines post-opératoires, le repos strict est de rigueur (marches en laisse pour les besoins). Les courses, sauts et jeux sont proscrits. L’activité sera ensuite progressivement augmentée
 
·         La plupart des chiens avec une non-union du processus anconé seront améliorés par l’intervention
·         Environ 75%des chiens atteints de fragmentation du processus coronoïde ou une OCD du coude tireront bénéfice de la chirurgie. Malheureusement, l’acte chirurgical ne permet pas d’éliminer l’arthrose présente dans l’articulation. En conséquence, certains chiens pourront conserver une raideur ou des boiteries suite à de gros efforts ou lors de changements de temps
·         Les chiens qui ont des articulations sévèrement inflammatoires présentent un taux de succès moindre

La dysplasie coxo-fémorale

Il s'agit d'une malformation qui consiste en une asymétrie plus ou moins importante de la tête du fémur avec sa cavité et en un relâchement du ligament qui les rend solidaires.
Elle évolue plus ou moins rapidement vers une arthrose douloureuse et invalidante.

Les symptômes de la dysplasie sont une boiterie, des difficultés pour sauter ou pour monter un escalier et du mal à se relever.
Vers 10 mois, la claudication se remarque surtout le matin « à froid ».
L'arthrose s'installe ensuite progressivement et aggrave les symptômes.
Le diagnostic est réalisé par radiographie à partir de 12 à 18 mois chez les chiens de grande race.

Plusieurs degrés de gravités sont mesurés :
 

  • Classe A : aucun signe de dysplasie 
  • Classe B : état des hanches presque normal 
  • Classe C : dysplasie légère 
  • Classe D : dysplasie moyenne 
  • Classe E : dysplasie grave


Les causes de la dysplasie coxo-fémorale peuvent être héréditaires, mais ce n'est pas le seul facteur en cause.
 Les conditions de vie jouent aussi un grand rôle dans l'apparition de la dysplasie coxo-fémorale, que se soit pour son apparition que pour son évolution.
Ainsi faut-il éviter de trop forcer sur l'exercice physique durant toute la période de croissance du chiot. L'alimentation est également un facteur déclenchant très important, en particulier dans le cas d'un excès de calcium ou d'une alimentation trop riche.
Il faut également éviter au chien les sols glissants, sources de chutes pouvant entraîner des déformations articulaires définitives.


Le traitement de la dysplasie coxo-fémorale peut être médical ou chirurgical.
Les traitements anti-inflammatoires permettent dans les premiers stades de soulager la douleur provoquée par l'arthrose.
Le choix d'un traitement chirurgical se fait surtout en fonction de l'âge du chien et de l'étendue de la pathologie. 

L'opération la plus courante étant l'ablation de la tête du fémur et la prothèse de hanche, qui est aussi la plus coûteuse.
 

La prévention se fait par :
 

  • Un contrôle rigoureux des hanches des animaux reproducteurs ainsi que de leurs ascendants. Ce sont les clubs qui décident pour chaque race jusqu'à quel stade radiographique on peut admettre un chien à procréer. Les autres seront écartés de la reproduction.

Les recommandations du Club de Bergers d'Anatolie préconnise les mariages suivants :
A + A, A + B, B + B, A + C.

  • Une alimentation adaptée et bien équilibrée permettra le maintien strict du poids normal du chien.

  • La limitation d'exercices provoquant des efforts excessifs surtout pendant la croissance.